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Les snipers de Kadhafi résistent au cœur de Syrte | Les grands dossiers | GrandBassam.net
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Libye: Les snipers de Kadhafi résistent au cœur de Syrte
Les snipers de Kadhafi résistent au cœur de Syrte

Décidés à vendre chèrement leur peau, quelques centaines de combattants sèment la mort parmi les rebelles.

L'alignement d'immeuble gris n'est qu'une ruine. De temps à autre, un gros nuage vient s'écraser sur les murs, ajoutant un trou aux façades déjà presque méconnaissables. Le bruit de l'explosion de la roquette se perd dans la canonnade générale. Aujourd'hui, au cœur de Syrte, la première ligne de défense des kadhafistes a été pilonnée sans relâche, comme depuis deux jours. Mais les ultimes défenseurs du Guide, jouant un va-tout insensé, ne cèdent rien. Retranchés dans l'ouest de la cité, dans un quartier qui ne fait pas plus de quelques kilomètres carrés, ils ne donnent même pas l'impression de se laisser gagner par la panique.

Face à eux, à une centaine de mètres tout au plus, les thuwars, les combattants rebelles, se plaquent au sol, grimpent dans les étages pour tenter de trouver un angle de tir. Sur un balcon mal accroché, un jeune homme, que son treillis délavé et ses rares poils de barbe ne parviennent pas à vieillir, épaule un lance-roquettes et fait feu avant de partir au plus vite se mettre à l'abri. Plus que tout, les rebelles redoutent les tireurs embusqués. Dans l'air les balles sifflent. Au coin d'une rue, dans l'ombre, Salah, l'air grave, pointe son fusil de haute précision Makarov sur les gueules noires que sont devenues les fenêtres. L'œil rivé à sa lunette, iI traque son alter ego ennemi. «C'est très difficile de les voir. Ils bougent beaucoup», murmure-t-il, l'air las.

Les snipers sont la peste de cette bataille. Le scénario est chaque fois le même. Ils profitent de la nuit pour s'infiltrer au cœur des quartiers que l'on croyait sûrs. «Un très petit nombre d'hommes peut bloquer une avancée», assure Salah. Les mortiers kadhafistes entrent ensuite en action, semant la mort. Comme souvent en Libye, les bilans restent flous mais lourds, à Syrte comme ailleurs. Depuis l'assaut final lancé le 7 octobre, les révolutionnaires disent avoir essuyé pas moins d'une cinquantaine de morts et 500 blessés.

Longtemps, les thuwars ont cru que ce sang versé permettrait d'emporter la ville en quelques jours. Puis l'élan s'est brisé. «Il y a eu trop de chahid, de martyrs. On ne peut plus attaquer directement, de front. Il nous faut laisser faire les armes lourdes avant d'avancer de nouveau», a détaillé aujourd'hui Ramadan Zarmar, chef du conseil militaire de Misrata, annonçant un changement de stratégie. Si, selon lui, les loyalistes ne sont désormais guère plus de 500, il ne se risque plus à prévoir une date pour la victoire finale. «Syrte tombera», se contente-t-il de pronostiquer, sans grand risque.

Colonnes de pick-up
Il semble loin le temps de l'euphorie où la fin des combats semblait une question d'heures. Mardi, les thuwars ont pris le centre de Syrte en tout juste quatre heures. Sur l'avenue du Caire surnommée «Dollar street», la rue huppée du centre-ville, les colonnes de pick-up sales aux carrosseries percées avaient des airs de vainqueurs. Le portrait de Mouammar Kadhafi, qui trônait encore au carrefour, semblait les regarder sans comprendre. «On ne décroche pas tout de suite car souvent ces rats posent des pièges autour», glissait un combattant surexcité.

Ahmed, lui, n'entend pas perdre de temps. Très vite, il déploie ses trente hommes venus comme lui de Zaouwiyah et prête main-forte à ses camarades dans les rues adjacentes. «Il nous faut nettoyer les maisons une par une pour vérifier que personne ne s'y cache», explique-t-il en tripotant sa barbiche. Pour une fois, dans cette guerre où les soldats ont souvent pêché par amateurisme, la brigade d'Ahmed montre une grande discipline. Les hommes progressent lentement, courbés en deux, rasant les murs et profitant du moindre espace pour se cacher.

La porte de la première demeure, une gosse villa cossue, est défoncée d'une rafale de kalachnikov. Cinq à six hommes se précipitent. Le grand salon où le lustre gît sur le tapis, décroché par les chocs des roquettes, est vite passé en revue. À l'étage, le petit commando visite les autres pièces sans plus traîner. Sur un lit, des éclaireurs découvrent deux fusils d'assaut, des dizaines de boîtes de cartouches et un pantalon de treillis. «Il y a des armes dans presque toutes les maisons. On pense que certains des kadhafistes les ont abandonnées avant de fuir la ville déguisés en civils», avance Ahmed.

Dans la médina, au centre de la vielle ville, la moisson d'armes est plus impressionnante encore. Plus lente aussi. Les rebelles pataugent dans des rues inondées, de l'eau jusqu'aux genoux. Les canalisations ont été crevées par les obus de mortier. La «katiba 17 février», la plus importante de Benghazi, n'entrera pas dans le quartier. «Nous sommes trop fatigués», explique Adbul, l'un de ses responsables, dans un français parfait. Il ne l'avouera pas mais il redoute les chausse-trappes. «Il ne faut pas avancer trop vite mais prendre le temps.» Il parle d'expérience. Il y a une semaine, à l'entrée de Syrte, 17 de ses hommes ont perdu la vie pour l'avoir oublié. «Un matin, le 12 octobre, les pro-Kadhafi ont fait semblant de fuir. Ils ont laissé des armes au milieu d'une place. Nos chebab ont cru qu'ils pouvaient y aller sans danger. Une fois qu'ils ont été à découvert les chiens ont commencé à tirer. Pas un seul de nos jeunes n'en est sorti», raconte-t-il d'une voix blême.

«Lutter jusqu'à la mort»
Le passage d'un camion branlant allume une lueur de rage dans ses yeux. À l'arrière, une poignée d'hommes, les mains liées dans le dos, se laissent conduire tête basse dans les hurlements et les tirs de joie par leurs nouveaux geôliers. Ce groupe de prisonniers rejoindra ceux déjà capturés. Combien sont-ils ? Où seront-ils conduits ? Nul n'entend en parler. «Ils ne risquent rien. Notre religion interdit de tuer un homme désarmé», assure Abdul. Il ne cache, en revanche, pas que la mort attend les autres.

À Syrte, dans cette bataille qui n'en finit pas, la haine a effacé tous les autres sentiments. «Nous n'avons pas le choix», philosophe Abdul Rauf. Jeudi, ce médecin à découvert les corps de 42 fusillés. «Nous pensons que ce sont des pro-Kadhafi qui ont été abattus car ils refusaient de se battre. Ils tuent leurs propres hommes car ils sont décidés à lutter jusqu'à la mort.»

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